Environ 40 % des oiseaux entrés au centre de soins sont remis en liberté après les soins.
Le centre de soins est en effet installé dans les locaux du parc mais dans une partie évidemment inaccessible au public. Situation particulière conduisant parfois à des malentendus et à un paradoxe : pour le public, au vu du nombre d’oiseaux conduits au parc , le lieu est bien identifié comme le centre de soins de la région. Cependant, nous regrettons que par idéologie exacerbée, certaines associations de protection de la nature ne valident pas clairement le centre parce qu’il est installé au sein d’une structure privée. Or c’est cette même structure et son personnel qui permettent le bon fonctionnement du centre de soins (dont le coût est estimé à environ 45 000 euros par an) et de remettre sur pattes prés de la moitié des oiseaux qui lui sont confiés.
C’est pourquoi aujourd’hui, afin d’éviter tout amalgame préjudiciable entre le Parc Ornithologique et le Centre de Soins, il est souhaitable que l’Association des Amis du Parc et les collectivités locales s’investissent de plus en plus dans le fonctionnement du centre de soins.


Le nombre d’oiseaux recueillis est stable ( environ 350 par an ), avec toujours une pointe d’activité entre mai et septembre correspondant à la période de reproduction . En effet, un grand nombre d’oisillons tombés du nid, ramassés par des particuliers, est apporté au Pont de Gau ou l’équipe de soigneurs terminent leur élevage pour ensuite les relâcher dans la nature.
Lorsque l’oiseau arrive au Pont de Gau (bien souvent grâce à l’aide des sapeurs pompiers, ou des réseaux associatifs) et ce, quelle que soit son espèce, il est immédiatement ausculté et le particulier informé du devenir de son « petit protégé ». Selon le degré de la blessure, l’oiseau reste entre 3 jours et 3 semaines dans le centre de soins, laps de temps durant lequel il est quotidiennement nourri et soigné par l’équipe du Parc Ornithologique.
C’est à l’initiative de René Lamouroux, il y a bientôt 30 ans, que le Centre de Soins de Pont de Gau a vu le jour, une structure unique dans les Bouches du Rhône. Sur place, c’est l’équipe du Parc qui assure bénévolement la prise en charge des oiseaux blessés. La première prise de contact téléphonique avec les particuliers est très importante, il s’agit d’informer les gens sur les premiers soins à prodiguer et surtout les erreurs à ne pas commettre.